À la rentrée d’octobre 2026, l’Institut catholique de Toulouse (ICT) lance un diplôme universitaire en généalogie. Une première dans le Sud-Ouest, pour une discipline qui attire toujours plus de monde. Face à la rareté des formations en France, ce nouveau cursus tente de répondre à une demande croissante, entre passion et professionnalisation.
Formation en généalogie : un diplôme unique à Toulouse dès 2026
L’Institut catholique de Toulouse (ICT) crée un diplôme universitaire en généalogie, le DUGEN. La formation démarre en octobre 2026, rue de la Fonderie, à deux pas du Palais de justice. Ce cursus pluridisciplinaire associe l’histoire et le droit. Une association logique pour comprendre les liens de filiation et les questions de succession. Le droit canonique y a aussi sa place, car avant la Révolution, les paroisses tenaient les registres d’état civil. Les futurs généalogistes devront donc savoir lire et interpréter ces documents anciens.
Le projet est porté par deux enseignants-chercheurs, dont Enguerrand Serrurier, maître de conférences en droit public. Leur constat : la généalogie a besoin d’un cadre juridique et méthodologique solide. La formation veut éviter les erreurs et les fausses pistes. Pour le doyen de la faculté de droit, il est facile de se tromper. Selon lui, sans rigueur, on peut rapidement se croire descendant d’un grand-duc !
| Formation | Ville | Format | Point fort |
|---|---|---|---|
| DU généalogie | Nîmes | Présentiel et à distance | Flexible |
| DU PROGEN | Le Mans | À distance | Accessible partout |
| Diplôme d'histoire des familles | Paris (École des chartes) | Non précisé | Prestige |
| DUGEN | Toulouse | Présentiel | Droit + histoire |
Une passion française qui manque de formations universitaires
La généalogie est devenue un loisir très populaire en France. Des millions de personnes remontent chaque année le fil de leur histoire familiale. Mais les cursus universitaires restent rares. Avant l’arrivée du DUGEN, seules trois universités proposaient un parcours semblable : Nîmes, Le Mans et l’École nationale des chartes à Paris. Le Mans a ouvert un diplôme à distance, le DU PROGEN. Nîmes propose une formation en présentiel et à distance. L’École des chartes, elle, délivre un diplôme d’histoire des familles depuis 2023. Le nouvel arrivant à Toulouse vient enrichir ce paysage, avec une approche originale, entre familiale et professionnelle.
Cette diversité montre que le secteur se structure. La recherche d’ancêtres n’est plus réservée à une poignée d’initiés. Elle nécessite des compétences précises, de la paléographie à l’héraldique, en passant par le droit des successions. Autant de domaines que le DUGEN compte aborder, mêlant la théorie à la pratique.
Trois profils pour une même envie de savoir
La formation de l’ICT s’adresse à trois publics bien identifiés. D’abord, les étudiants en histoire qui veulent s’initier à l’archivistique et aux méthodes de recherche. Ce diplôme peut aussi les orienter vers les métiers du notariat ou de la conservation du patrimoine écrit. Ensuite, les juristes en poste, qui cherchent à gérer les successions complexes. Trouver un héritier au trentième degré vivant à l’étranger demande du savoir-faire. Enfin, la formation accueille les passionnés de généalogie familiale, ceux qui veulent aller plus loin que les simples arbres en ligne.
Enguerrand Serrurier observe une vraie quête d’identité chez le grand public. Les gens veulent connaître leurs racines et l’histoire des « vrais gens », de leurs ancêtres. L’attrait pour la généalogie successorale crée du mystère et de l’enquête. Mais cette pratique exige une éthique, pour respecter la vie privée et les règles, comme le droit aux armoiries.
Pourquoi un tel engouement ? Les archives sont de plus en plus accessibles.
Diplôme en généalogie : méthodes, droit et pratique au programme
Le DUGEN se découpe en deux certificats distincts. Le premier se consacre à la généalogie familiale et aux bases de la recherche. Il donne les méthodes pour ne pas se tromper. Ce certificat peut se suivre pour le loisir, à son rythme. Le second certificat vise la pratique professionnelle. Il approfondit les connaissances juridiques et académiques, avec des thèmes comme l’état civil, les archives publiques, la paléographie ou le droit des successions. L’objectif ? Développer une activité qui dépasse le loisir personnel.
La place de la pratique est essentielle. Les étudiants réalisent une monographie familiale complète. Ils travaillent aussi sur un cas fictif de recherche d’héritier. Des rencontres avec des professionnels sont organisées, ainsi que des séances en archives. En tout, la formation représente 140 heures, réparties sur les vendredis et samedis, d’octobre 2026 à juin 2027.
La généalogie, un métier qui doit s’apprendre
Pour ceux qui pensent que la généalogie s’improvise, le parcours proposé à Toulouse prouve le contraire. Se lancer dans une recherche d’ancêtres sérieuse demande une méthode. Les sources sont diverses : registres paroissiaux, actes notariés, archives militaires ou encore documents fiscaux. Savoir les croiser est indispensable pour éviter les homonymies et les fausses pistes. Les outils numériques ont transformé la pratique. Les bases de données en ligne facilitent les premières recherches. Mais rien ne remplace la lecture d’un acte original et sa transcription correcte.
L’enjeu est aussi d’ordre juridique. Une généalogie successorale doit respecter le droit des successions et le secret professionnel. La formation intègre donc une dimension éthique forte. Savoir ce qu’on a le droit de faire, ce qu’on peut publier et comment protéger les données personnelles est essentiel. C’est ce mélange de compétences qui fait la valeur ajoutée du diplôme.
Archives et héritage : une culture à entretenir
Le terme archives ne doit pas faire peur. Il désigne un patrimoine vivant, à portée de main. L’état civil, les recensements, les testaments racontent l’histoire des familles. La formation apprend à les utiliser correctement. Elle souhaite ainsi rendre l’héritage documentaire accessible et compréhensible. La culture généalogique ne se limite pas aux dates de naissance et de décès. Elle permet de reconstituer un cadre de vie, de comprendre les migrations, les métiers ou les conditions sociales. C’est une façon concrète d’aborder l’histoire locale et nationale, en la reliant aux parcours individuels.
Pour ceux qui hésiteraient, le témoignage d’une ancienne étudiante, Claire, illustre l’intérêt du cursus. Simple curieuse au départ, elle a découvert des ancêtres maçons dans le Tarn. Les méthodes apprises lui ont permis de retrouver leur acte de mariage et de reconstituer leur quotidien. Cette plongée dans le passé a renforcé sa passion et lui a donné envie d’accompagner d’autres personnes dans leurs recherches.
Rejoindre le DUGEN : inscriptions ouvertes jusqu’en septembre 2026
Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026. La formation est accessible à toute personne ayant obtenu son baccalauréat. Elle est volontairement limitée à 25 places. Un choix assumé pour « rester dans un volume familial » et garantir un suivi individuel. Les cours ont lieu à Toulouse, mais les vendredis et samedis, pour permettre aux actifs et aux étudiants de participer. L’esprit de promotion est aussi une priorité, pour créer des liens et favoriser les échanges entre les participants.
Vous hésitez encore ? Le diplôme intègre une initiation au droit canonique, une spécialité locale. Les officiers d’état civil modernes peuvent aussi bénéficier de ces compétences. Ce bagage est utile à tout professionnel travaillant avec l’état civil ancien ou les registres paroissiaux.
- 🎓 Diplôme : DUGEN, délivré par l’Institut catholique de Toulouse.
- 📅 Début : octobre 2026, enseignements jusqu’en juin 2027.
- 📍 Lieu : rue de la Fonderie, Toulouse.
- ⏰ Rythme : 140 heures, vendredis et samedis.
- 👥 Effectif : 25 places seulement.
- 📝 Inscriptions : ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026.
- 🧑🎓 Prérequis : baccalauréat, pour tout public (étudiants, juristes, passionnés).
Ce nouveau diplôme comble un vide dans l’offre universitaire du Sud-Ouest. Il combine une vraie exigence académique et une ouverture vers le monde professionnel. Avec le développement des tests ADN et l’engouement pour les archives en ligne, la généalogie n’a pas fini de séduire. La formation encadre cette passion et lui donne des outils solides.
La généalogie est bien plus qu’un hobby. Elle éclaire le présent par le passé et relie les générations entre elles.
Des questions que tout futur généalogiste se pose
Est-ce que le DUGEN est ouvert aux amateurs éclairés ?
Absolument. Le premier certificat, consacré à la généalogie familiale, se suit pour le loisir, à son rythme. Les passionnés qui veulent aller plus loin que les arbres en ligne sont les bienvenus.
Faut-il un diplôme en droit pour s'inscrire ?
Pas forcément. La formation cible trois publics, dont les étudiants en histoire et les juristes en poste, mais aussi les passionnés. Le second certificat demande plus de connaissances juridiques.
Quelle différence entre les deux certificats ?
Le premier donne les bases de la recherche familiale, pour le plaisir. Le second vise la pratique professionnelle, avec du droit des successions, de la paléographie et une monographie complète à réaliser.
Ça mène à quels métiers ?
Cela peut orienter vers le notariat, la conservation du patrimoine écrit ou le métier de généalogiste successoral. Le diplôme prépare à encadrer les successions complexes et à retrouver des héritiers.
Racontez-nous votre première fois avec ça
Laisser un commentaire
Mohamed a passé dix ans dans la presse spécialisée éducation avant de passer au conseil en orientation. Il suit de près les réformes du bac, les filières en tension et les nouveaux métiers avec un regard terrain. Son objectif : rendre les parcours complexes lisibles pour les jeunes et leurs familles.
Un commentaire
Tracer son arbre, c’est résoudre une équation à temps long. Une formation qui a du sens.